Le président congolais Félix Tshisekedi s’est exprimé sur la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, affirmant compter sur les États-Unis, qu’il considère comme un allié puissant, pour faire appliquer les engagements contenus dans les accords de Washington. Le chef de l’État a notamment insisté sur le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais.
Au cours de cette intervention, Félix Tshisekedi a expliqué avoir privilégié la voie diplomatique depuis son arrivée au pouvoir, estimant que l’armée congolaise n’était pas alors en mesure d’entrer en guerre. Il a décrit les Forces armées de la RDC comme une institution fragilisée par des infiltrations et un manque d’équipements adaptés.
Le président congolais a toutefois assuré que des réformes sont en cours afin de renforcer les capacités opérationnelles des forces armées et permettre, selon ses propos, une montée en puissance progressive de l’armée nationale.
Sur le plan politique, le chef de l’État a également abordé la question de l’avenir de la Constitution. Selon lui, réfléchir à une éventuelle révision constitutionnelle « n’est pas un crime ». Il a affirmé que toute modification éventuelle de la loi fondamentale devrait passer par une consultation populaire via un référendum.
Des déclarations qui relancent les débats autour d’un éventuel troisième mandat présidentiel. Sur cette question, Félix Tshisekedi a indiqué ne pas avoir lui-même sollicité un nouveau mandat, tout en déclarant qu’il resterait « à la disposition du peuple » si celui-ci le demandait. Il a ajouté que son combat se poursuivra tant que la guerre dans l’est du pays ne sera pas terminée.
Par Mariamu Kitoga