Droit au mouvement. Bunyakiri et Kalonge privés de carburant. L’OBAPG/RDC dénonce une mesure aux lourdes conséquences humanitaires.

Depuis plus de deux semaines, aucun commerçant n’est autorisé à acheminer du carburant vers les localités de Kalonge et Bunyakiri, dans le territoire de Kalehe. Cette situation fait suite à une décision prise par les nouvelles autorités, qui ont renforcé le contrôle systématique des véhicules aux barrières de Kazingo et Civanga.

Face à cette mesure, l’Organisation de Base pour l’Appui à la Gouvernance Participative OBAPG/RDC exprime sa vive inquiétude et qualifie cette décision d’injuste.
Selon cette structure, cette restriction ne fait qu’aggraver les souffrances d’une population déjà durement affectée par les conséquences de la guerre.
Les effets de cette pénurie de carburant se font sentir dans plusieurs secteurs vitaux. Les structures sanitaires éprouvent d’énormes difficultés à faire fonctionner certains équipements nécessitant de l’énergie.
Les déplacements liés aux interventions médicales sont également compromis, mettant en danger la prise en charge des malades.
Les activités de transformation agricole sont aussi touchées.

Plusieurs moulins utilisés pour moudre le manioc ne fonctionnent plus normalement faute de carburant, rendant difficile l’accès à la farine, aliment de base pour de nombreuses familles.
Le secteur du transport en commun n’est pas épargné. Les tarifs de transport connaissent une hausse continue, compliquant davantage les déplacements de la population et l’acheminement des biens de première nécessité.

Pour l’OBAPG/RDC cette situation constitue une menace directe pour la vie des habitants. L’organisation rappelle que certaines interventions chirurgicales et services médicaux dépendent de l’énergie produite grâce au carburant.

L’OBAPG lance ainsi un plaidoyer auprès des autorités compétentes afin qu’elles autorisent à nouveau l’acheminement du carburant vers Kalonge et Bunyakiri. L’organisation estime que les populations de ces entités, déjà victimes des affres de la guerre, ne devraient pas subir une mesure qui accentue davantage leur vulnérabilité.

Florence Zawadi

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