L’accès des citoyens à l’information publique a été au centre d’un café de presse organisé lundi 28 septembre 2026 à Kinshasa par la Fédération des radios de proximité du Congo (FRPC). La rencontre, organisée dans le cadre de la Journée internationale de l’accès universel à l’information, a réuni des professionnels des médias et des députés nationaux dans la salle des spectacles de l’Assemblée nationale.
Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes susceptibles de faciliter l’accès des citoyens aux informations détenues par les institutions publiques. Une question présentée comme essentielle pour renforcer la compréhension de l’action publique et la participation citoyenne.
Intervenant au cours de cette rencontre, le rapporteur de l’Assemblée nationale, le député Jacques Djoli, a exposé les principales orientations de sa proposition de loi relative notamment à l’accès à l’information et à la transparence de la vie publique.
D’après ses explications, le texte entend renforcer les possibilités pour les citoyens de s’informer sur la gestion et le fonctionnement des institutions. Il a également mis en avant le lien entre l’accès à l’information, la participation citoyenne et le fonctionnement des institutions démocratiques.
Jacques Djoli a par ailleurs évoqué les notions de transparence, de responsabilité et de redevabilité, en s’appuyant sur l’article 24 de la Constitution de la République démocratique du Congo. Parmi les dispositions envisagées figure la création d’une structure chargée de contribuer à la gestion des questions relatives à l’accès à l’information.
Le député a présenté ce dispositif comme un moyen susceptible de renforcer les pratiques de transparence au sein des institutions publiques et de contribuer à la prévention de la corruption, des dysfonctionnements administratifs et de certaines formes de mauvaise gestion.
Les réalités vécues dans les zones rurales ont également été évoquées. Modeste Shabani Bin Sueni, président du conseil d’administration de la FRPC, a relevé les difficultés qui persistent pour permettre aux populations éloignées des grands centres urbains d’accéder à une information fiable et accessible.
Son intervention a également porté sur les transformations liées aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle. Ces nouveaux outils offrent, selon lui, des possibilités importantes pour la circulation de l’information, tout en posant des défis en matière de fiabilité et de qualité des contenus diffusés.
Face à ces enjeux, il a appelé les pouvoirs publics, les médias et les différents partenaires du secteur à renforcer leur engagement en faveur d’une information accessible, fiable et de qualité pour l’ensemble de la population.
Organisée par la FRPC, cette rencontre a bénéficié de l’appui de la Direction du développement et de la coopération suisse (DDC) ainsi que de l’UNESCO, dans le cadre du projet « Impulsion Médias en RDC ».
Mariamu Solange.