Droit à la vie. Une femme accusée de sorcellerie tuée par une foule en colère à Mudaka.

Une femme identifiée sous le nom de M’Kaherebende a été tuée le lundi 8 juin 2026 par une foule en colère au sous-village de Nshebeyi, dans le village de Cituzo, groupement de Mudaka, en territoire de Kabare, au Sud-Kivu.
Selon des sources locales, la victime était accusée de sorcellerie par certains membres de la communauté. Ces accusations ont dégénéré en un acte de justice populaire qui lui a coûté la vie.

Réagissant à ce drame, Héritier Kiriza, président du Cadre de Concertation de la Société Civile de Mudaka, a condamné avec fermeté cet acte qu’il qualifie d’inhumain et contraire aux droits fondamentaux de la personne humaine. Il a rappelé que nul n’a le droit de se faire justice soi-même et que toute personne accusée bénéficie de la présomption d’innocence garantie par la loi.

_« Les différends et les accusations doivent être traités par les instances compétentes conformément aux procédures légales en vigueur »_ ,.

Tout en présentant ses condoléances à la famille de la victime, la Société Civile de Mudaka appelle la population au calme, à la tolérance et au respect des lois de la République. Elle demande également aux autorités judiciaires et sécuritaires d’ouvrir une enquête approfondie afin d’identifier les auteurs de cet acte et de les traduire en justice.

Ce nouveau cas de violence relance le débat sur la persistance des accusations de sorcellerie dans plusieurs territoires du Sud-Kivu. Ces pratiques continuent de provoquer des violations graves des droits humains et parfois des pertes en vies humaines.

Face à cette situation, plusieurs acteurs de la société civile plaident pour le renforcement des campagnes de sensibilisation sur les droits humains, la cohésion sociale et le respect de l’État de droit afin de prévenir de tels drames au sein des communautés.

La Rédaction

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *