La population de l’avenue Ikanga, dans le quartier Nyalukemba en commune d’Ibanda, a vécu des moments de peur dans la soirée du dimanche 15 juin 2026. Vers 21h30, un groupe de sept hommes armés a mené une opération de cambriolage ciblant plusieurs habitations et des passants.
Selon des témoins, les assaillants, habillés en tenue civile, se sont introduits dans plusieurs maisons après avoir forcé les portes. Ils ont emporté de l’argent, des téléphones portables ainsi que d’autres biens de valeur.
Des habitants qui se trouvaient dans les escaliers ou aux abords de leurs parcelles ont également été interceptés et dépouillés sous la menace des armes.
Malgré la violence de l’attaque, aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée.
« Ils étaient au nombre de sept. Ils communiquaient discrètement entre eux et semblaient parfaitement connaître leur cible », rapporte un habitant ayant observé la scène à distance.
Les sources locales indiquent que l’opération a duré près de vingt minutes avant que les malfaiteurs ne disparaissent vers les avenues voisines.
L’absence de patrouilles de sécurité dans le secteur aurait retardé l’intervention et l’alerte.
Cet incident ravive les préoccupations des habitants de Nyalukemba concernant la montée de l’insécurité dans plusieurs quartiers de Bukavu. Les riverains de l’avenue Ikanga dénoncent une recrudescence des actes de banditisme, particulièrement pendant les heures nocturnes.
Face à cette situation, la population appelle les autorités compétentes à renforcer les dispositifs sécuritaires, notamment par l’intensification des patrouilles de la Police Nationale Congolaise et l’amélioration de l’éclairage public.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités communales d’Ibanda. Les victimes réclament l’ouverture rapide d’une enquête afin d’identifier et de poursuivre les auteurs de cette attaque.
Ce nouveau cas témoigne des défis sécuritaires persistants dans la ville de Bukavu, où plusieurs habitants continuent de vivre dans la crainte des incursions nocturnes de groupes armés.
Mireine Nyota et Clovis Kulimushi