Droit à une alimentation saine : la hausse des prix des denrées alimentaires inquiète à Bukavu.

Dans la ville de Bukavu, plusieurs commerçants affirment que la fermeture des frontières continue d’avoir un impact négatif sur leurs activités et contribue à la hausse des prix des denrées alimentaires.

Selon un commerçant interrogé, cette situation perturbe gravement le commerce transfrontalier. Il explique qu’il s’approvisionne habituellement en marchandises au Rwanda, mais qu’il lui est actuellement impossible de s’y rendre en raison de la fermeture de la frontière. Cette situation engendre de nombreuses incompréhensions avec les clients lors des négociations des prix.

D’après lui, plusieurs consommateurs estiment que les difficultés liées à la frontière ne devraient pas justifier l’augmentation des prix. Ils reprochent aux commerçants d’avoir revu leurs tarifs à la hausse alors que les stocks disponibles auraient été acquis avant la fermeture des postes frontaliers.

Le commerçant indique également que la baisse du pouvoir d’achat de la population complique davantage la situation. Selon les clients, l’absence de certaines banques et les difficultés d’accès aux liquidités limitent leurs capacités d’achat. Plusieurs consommateurs expliquent qu’ils avaient l’habitude d’effectuer certaines opérations financières à travers des établissements bancaires situés au Rwanda, ce qui n’est plus possible actuellement.

Par ailleurs, les commerçants affirment être confrontés à d’importantes charges fiscales et douanières. Ils évoquent notamment le paiement de taxes à la frontière ainsi que d’autres redevances qui, selon eux, influencent directement les prix de vente des produits.
Cette situation se traduit par une hausse du coût de plusieurs denrées alimentaires. À titre d’exemple, un sac de riz qui se vendait auparavant à 17 dollars américains coûte désormais environ 20 dollars, selon les commerçants.

Face à cette réalité, les opérateurs économiques appellent les autorités compétentes à revoir à la baisse certaines taxes afin de permettre une stabilisation des prix et de soulager les consommateurs durant cette période marquée par les restrictions frontalières.

Par : Yoshuwa Deogratias et Zambali Blaise.

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