Liberté d’association. La Société civile au Sud-Kivu réaffirme sa légitimité face aux frondeurs en dehors de la province.

Bukavu, 25 octobre 2025 — La société civile du Sud-Kivu recadre certains de ses membres accusés d’avoir abandonné la population pendant les moments les plus difficiles du conflit armé. Dans une lettre datée du 25 octobre 2025 et référencée N°046/BCSC S-K/PSDT/SJTK/10/2025, adressée à Son Excellence Dr Mohammed Abdelaziz Saleh Al-Khulaifi, ministre d’État du Qatar et médiateur entre le gouvernement congolais et le mouvement AFC/M23, le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu dénonce la démarche de quelques acteurs qui continuent à se réclamer de la société civile alors qu’ils auraient perdu leur qualité selon la charte interne.

Les membres du bureau de coordination, représentants des organisations membres et animateurs de la société civile réunis autour du président faisant fonction Samy Jean Takimbula, affirment que certaines personnes, vivant désormais hors de la province, agissent sous de fausses qualités et usurpent des titres non reconnus par les textes. La lettre évoque notamment une « prétendue note de plaidoyer » contresignée par un groupe d’individus se présentant comme des « doyennes et doyens », une fonction inexistante dans la charte et le règlement d’ordre intérieur de la société civile du Sud-Kivu.

Le document cite également le cas de Mme Néné Bintu Iragi, ancienne membre du bureau, qui selon les signataires, n’a plus qualité d’engager la société civile du Sud-Kivu. Cette dernière serait absente de la province depuis plus de huit mois, ce qui, conformément à l’article 25 du règlement intérieur, entraîne la perte automatique de la qualité de membre du bureau.

Dans leur correspondance, les acteurs de la société civile appellent les partenaires nationaux et internationaux à reconnaître et à collaborer uniquement avec le président faisant fonction, Samy Jean Takimbula, décrit comme étant resté aux côtés de la population pendant la période de guerre, contrairement à ceux qui ont fui le conflit.

Pour les signataires, cette mise au point vise à préserver la crédibilité de la société civile du Sud-Kivu et à rappeler le respect des textes qui la régissent. Ils estiment qu’il est impératif de garantir une représentation authentique et responsable de la population, surtout dans le contexte délicat du processus de paix en cours entre le gouvernement congolais et les groupes armés actifs dans l’Est du pays.

MARIAMU Solange