Droit collectif. Les femmes de l’EDAP/ISP-Bukavu s’engagent pour une justice concrète et des actions durables.

À l’occasion de la Journée Internationale des Droits de la Femme, célébrée le 8 mars à Bukavu, les femmes de l’ISP-Bukavu et de l’EPA/ISP-Bukavu, ont organisé une activité scientifique et sociale d’envergure autour du thème « Droits, Justice, Actions pour toutes les femmes et filles ». Cette rencontre, tenue au sein de l’hotel Ruzizi, situé à Nguba, dans la commune d’Ibanda, a réuni plusieurs participantes issues du monde éducatif et administratif, avec pour objectif de réfléchir sur les inégalités persistantes et de proposer des pistes d’actions concrètes en faveur de l’égalité de genre.

Dans une approche analytique, les intervenantes ont mis en évidence que les droits des femmes ne se limitent pas à leur reconnaissance théorique, mais exigent une application effective garantissant un accès équitable à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la participation citoyenne.

La Modératrice du jour, Madame Mamie Makombo Bethléem a dressé le portrait de la « femme révolutionnaire », qu’elle distingue d’une femme rebelle. Selon elle, il s’agit d’une femme transformatrice, engagée pour le bien commun, qui dit non à l’oppression et oui au progrès. Une femme qui sensibilise, éduque et incarne les valeurs nécessaires au changement social.

De son côté, Madame Iranga Kabungula Christelle, facilitatrice, a insisté sur le rôle de la femme leader dans la famille, au travail et dans la société. Elle a souligné que ce leadership commence dès le bas âge, notamment par l’éducation des enfants à la gestion pacifique des conflits. Dans le milieu professionnel, la femme leader se distingue par sa capacité à communiquer, orienter et inspirer ses collègues. Elle a toutefois mis en garde contre certains comportements à éviter, tels que le manque de professionnalisme, la négligence, la rivalité négative et le refus d’apprendre. Dans la société, une femme agit comme une médiatrice du développement et un vecteur de solidarité.

La Docteure Prisca, dernière intervenante, a attiré l’attention sur le cancer du sein, qu’elle a qualifié de « poison silencieux ». Elle a détaillé les facteurs de risque, notamment le manque d’information, la prédisposition familiale, l’obésité, le retard dans l’accouchement, le tabagisme, la consommation d’alcool et le stress chronique. Elle a également insisté sur l’importance de la prévention, à travers le dépistage précoce, l’auto-palpation, la vigilance personnelle et une alimentation équilibrée.

Les participantes, fortement mobilisées, ont salué la qualité des échanges et la pertinence des thématiques abordées. Cette activité a non seulement servi de cadre de sensibilisation, mais aussi de valorisation des initiatives féminines, tout en renforçant la collaboration entre institutions.

La cérémonie s’est clôturée par le mot de Madame Bora Kaningini, Directrice de l’École primaire de l’EDAP (EPA), qui a encouragé les femmes à poursuivre leur engagement pour une société plus juste et inclusive. Une célébration conviviale a ensuite marqué la fin de cette journée, symbole d’unité, de résilience et d’espoir pour un avenir équitable pour toutes.

Mariamu Solange.

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