Ce 26 août 2025, lors d’une descente sur terrain, notre rédaction a constaté que dans la ville de Bukavu, de nombreux jeunes errent sans emploi après la fin de leurs études.
C’est le cas de Monsieur Volonté Kulimushi, licencié en Économie de l’Université Évangélique en Afrique et habitant de l’avenue ISGA, qui témoigne qu’il a obtenu son diplôme en 2022.
« Je n’ai pas trouvé de travail, depuis 5 ans, pourtant, j’espérais pouvoir répondre à mes besoins grâce à mes études. Ma famille a consenti des sacrifices, mon père a accepté la misère pour le faire étudier à l’UEA, mais où est le résultat ?»
Selon Justine Kadusi, le chômage n’est pas seulement dû au manque d’opportunités, mais aussi à l’inadéquation entre la formation reçue et les besoins du marché :
«Je n’ai pas d’entreprise, pas de soutien. Même si j’ai des idées, je ne peux pas les concrétiser. »
Ce jeune appelle le gouvernement à mettre en place des mécanismes pour appuyer les diplômés :
« Il faut que le gouvernement pense à nous, qu’il crée des structures ou des projets pour que nous puissions sortir du chômage. »
« Je suis Licencié en Géographie de l’ISP Bukavu, mais regarde, je suis employé comme convoyeur dans un petit mini-bus de transport public. C’est une honte pour les Universités congolaises de voir les cadres universitaires laisser à la rue ». Divin Ngoma, 31 ans, se déchaîne.
« 6ans, depuis que j’ai fini les études à L’UOB, pour noyer mes soucis, je partage du frelaté avec des voyous. Parfois, je me demande si je ne suis pas aussi voyou comme eux. Pourquoi avoir étudié? » S’interroge-t-il. Pauline Ganywamulume, 41ans,
« Je pense qu’on devrait supprimer les universités dans ce pays. Le diplôme d’État suffit. » Et il continue de manière péremptoire, » Savoir lire et écrire, c’est l’essentiel. « l’Université est une escroquerie », conclut-il.
Ce désespoir s’arrêtera-t-il? Les avis sont partagés, mais nous retenons que la plupart garde encore un fol espoir du changement.
Par la rédaction