Les organisations de la société civile, les institutions d’enseignement supérieur, les médias et les journalistes de Bukavu ne jurent plus qu’au nom de la protection de l’environnement, avec l’accompagnement de la Direction de Développement et de la Cooperation Suisse, DDC en sigle.
Le coup d’envoi du « Mois Vert » a été donné ce dimanche 1er Mars 2026, sur les ondes de la Radio Maendeleo lors de l’émission Paix et Développement. Ce programme-radio a marqué le début d’une vaste campagne de sensibilisation environnementale à Bukavu. À cette occasion, le Directeur de la Direction du développement et de la coopération Suisse (DDC), Thomas Jenatsch, a lancé un appel pressant à la responsabilité collective. Pour lui, la protection de l’environnement ne peut plus être reléguée au second plan, elle exige un changement profond des comportements et un engagement accru des autorités dans la gestion des déchets.
Les interventions des spécialistes ont dressé un état des lieux préoccupant. Le professeur Kacho Karume a dénoncé les constructions anarchiques et l’urbanisation mal planifiée, mettant en garde contre les risques qui pèsent sur l’avenir de Bukavu d’ici 2050. Il estime que les actions communautaires restent insuffisantes face à la prolifération des déchets plastiques, notamment dans le lac Kivu.
Dans la même dynamique, le Professeur Pascal Masilya a alerté sur une crise silencieuse dont l’absence d’infrastructures d’assainissement adéquates.
Pour les intervenants, la campagne mise sur des solutions concrètes et innovantes. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de considérer les déchets non plus comme un simple fardeau, mais comme une ressource à exploiter.
Il faut alors des actions ciblées pour restaurer les écosystèmes.
Sur le plan de ce plaidoyer, Adolphe Mugula, de l’organisation PDH RDC, a identifié une vingtaine de zones prioritaires nécessitant une intervention urgente, parmi lesquelles le Lycée Wima, Panzi et Elakat. Ces sites sont exposés à des risques accrus.
Pour le Directeur de la DDC, Thomas Jenatsch, la protection de l’environnement exige un changement profond des comportements et un engagement accru des autorités dans la gestion des déchets.
Bukavu face à une urgence écologique
Les interventions des spécialistes ont dressé un état des lieux préoccupant. Le Professeur Kacho Karume a dénoncé les effets d’une urbanisation mal concue. Et comme solution, il faut aller Au-delà des actions communautaires comme le « Salongo » hebdomadaire. Ce dernier reste insuffisant face à la prolifération des déchets plastiques, notamment dans le lac Kivu.
Dans la même dynamique, le Professeur Pascal Masilya a alerté sur une crise silencieuse en ciblant l’absence de fosses septiques et de stations d’épuration qui conduisent au déversement des eaux usées et des microplastiques dans le lac, compromettant la biodiversité et la santé des populations riveraines.
Transformer les déchets en richesse.
Au-delà du constat, la campagne mise sur des solutions concrètes et innovantes. Les intervenants ont insisté sur la nécessité de considérer les déchets non plus comme un simple fardeau, mais comme une ressource à exploiter. Les matières organiques peuvent être valorisées dans l’agriculture ou la myciculture, tandis que les plastiques recyclés pourraient générer des opportunités économiques pour les jeunes.
L’idée forte défendue durant l’émission est de faire émerger une véritable économie circulaire locale.
Des actions ciblées pour restaurer les écosystèmes.
Adolphe Mugula, de l’organisation a identifié une vingtaine de zones prioritaires nécessitent une intervention urgente tels le Lycée Wima, Panzi et Elakat frappés par des érosions multiples et des incendies incessants.
La campagne se clôturera par une émission publique organisée au Stade Laurent-Désiré Kabila dans la commune de Kadutu, avec pour objectif de mobiliser massivement la population autour du devoir citoyen et de la préservation de l’environnement.
À travers cette initiative, Bukavu est invitée à repenser son rapport à la nature et à faire du développement durable une priorité partagée.
Thérèse Bulangi