Droit à la vie: Les assassins de Fiston Wilondja Mazambi sous arrêt à Chanzu

Trois noms reviennent sur les lèvres des gardiens et des voisins de l’entrepôt de la DGDA située à la Place Mulamba. Ce sont Eric, Hadji et Ombeni, d’autres disent Maombi. Un trio inséparable depuis un temps et qui vit entre la frontière Ruzizi Ier et l’entrepôt de l’ex-Ofida à la Place Mulamba. Le sieur Eric est présenté régulièrement comme le Receveur actuel de la DGDA Sud-Kivu.

Il roule carosse et les deux jeunes gens toujours à ses côtés le servant de garde-corps et d’hommes de main. Ils fréquentent régulièrement l’estaminet où l’assassinat du journaliste a eu lieu. Ils voient d’un mauvais œil que les journalistes viennent là avec leur rythme de joie de vivre. Leur proximité avec les nouvelles autorités de la ville et l’argent qu’ils gagnent dans plusieurs coups leur donnent hauteur, assurance et garantie d’impunité. Ils ne se voilent donc pas la face quand ils décident de mettre un terme à la vie d’un journaliste. Les témoignages au niveau du cabaret La Gaîété et de chez Mangaza en sont une preuve éloquente.

Des sources du Mouvement, la famille de Fiston Mazambi apprends moins de 24heures après cet assassinat que les boureaux sont arrêtés par le service d’inspection de l’AFC/M23. Néanmoins, ce sont des coulisses qui le prétendent.

Aucun communiqué officiel du mouvement, aucune image et rien d’autre. Plus tard, les proches du Mouvement affirment que le sieur Eric a perdu son emploi et ses deux compères se retrouveraient à Chanzu dans le Rutshuru pour une punition exemplaire.

Mais tout cela se produirait loin de la famille éplorée. Ce qui ne soulage pas du tout la peine infligée, et la réparation morale n’y est pas. Beaucoup pensent que c’est juste une mascarade et que les assassins sont juste été placés en lieu sûr pour les épargner du courroux populaire.

Les dépendants du journaliste Fiston Wilondja insécurisés
Trois jours après de la mort du Journaliste Fiston Wilondja, le jour que la famille récupère le corps à la morgue, une grenade est observée sous la rigole qui passe devant le domicile de la famille. Ce sont les derniers à sortir de la maison qui le constatent et appellent les autorités du quartier pour éloigner le danger.

La famille analyse que comme le cercueil du défunt devrait faire un court passage à son domicile, l’intention était visible d’exploser la grenade. Et comme en première ligne seraient la famille restreinte et le Président de l’UNPC Sud-Kivu, il y a à conclure qu’un autre attentat contre le haut responsable de la corporation des journalistes dans la province venait d’être déjoué.

Par ailleurs, des messages anonymes affluent sur le téléphone de l’épouse du feu confrère Fiston Wilondja M. et crée la panique. Comme un chat échaudé craint l’eau froide, avant même le 30è ou le 40è jour de la mort du journaliste, cette famille est obligée de se mettre à l’abri où elle se sentirait un peu en sécurité.

Epilogue
L’espoir de voir un jour une enquête sérieuse être ouverte et mettre la vérité à nue, punir les vrais coupables et réparer le préjudice moral de cette tragédie anime le cœur meurtri de ces trois orphelins et cette jeune veuve lancés violemment vers la misère et l’errance sans parole dus à l’assassinat de celui qui représentait tout dans leur vie.
La famille journalistique du Sud-Kivu pleure encore et toujours ces voix que l’on éteint sans pouvoir élucider la vraie raison : Didace Namujimbo, Serge Maheshe, Koko Bruno Cirambiza, Fiston Wilondja,… A quand la fin de cette sanguine tragédie au Sud-Kivu?

AJDH/RTDH
(Alliance de Journalistes pour les Droits Humains)