Droit à la sécurité. A Nyakaliba, un élément en arme et en uniforme tire sur une jeune fille à Bukavu.

Le droit à la sécurité des citoyens a été mis à rude épreuve ce dimanche matin aux environs de 9h30, dans le quartier Nyakaliba, lorsqu’un militaire affecté au camp TV a fait usage de son arme à feu dans un espace civil. L’incident s’est produit alors que Cito Baguma, jeune femme de 21 ans, habitant l’avenue Dr Lurhuma, revenait paisiblement de la messe. Une balle tirée en direction d’un motard l’a malheureusement atteinte aux deux jambes, transformant un moment ordinaire en drame.

Selon les explications fournies par Buroko Faustin, chef du quartier Nyakaliba, le militaire aurait agi sous l’emprise de l’alcool, perdant ainsi le contrôle de son arme. « Le tir ne visait pas la jeune fille, mais un motard. C’est un acte grave lié à l’ivresse du militaire », a-t-il déclaré, soulignant la gravité de cette bavure en pleine zone résidentielle.
Grièvement blessée, la victime a été évacuée en urgence vers la Polyclinique La Bienveillance, située à proximité du camp TV, où les équipes médicales ont procédé à la stabilisation de l’hémorragie. D’après les autorités locales, son transfert vers l’Hôpital Provincial Général de Référence de Bukavu était envisagé afin qu’elle bénéficie de soins plus appropriés.

Cet incident ravive les inquiétudes de la population face à la présence d’armes entre des mains non disciplinées et pose avec acuité la question du respect des droits humains fondamentaux, notamment celui de la sécurité et de la protection des civils. Pour plusieurs habitants de Nyakaliba, ce drame illustre la nécessité d’un contrôle strict du comportement des forces armées et de sanctions exemplaires en cas de dérapage.

La communauté locale espère désormais que la justice sera rendue, afin que de tels actes ne continuent plus à endeuiller des familles innocentes et à semer la peur dans les quartiers de Bukavu.

Mariamu Solange k.