Droit à la redevabilité. Le nouveau Maire de Bukavu répond droit à la population de Kadutu dans la Campagne Bukavu la Verte.

L’invité-phare de l’émission publique organisée ce 22 mars 2026, le Maire de Bukavu, Nicolas Kyalangalilwa, compte étendre la ville de Bukavu, replanter les arbres dans la commune de Kadutu, trouver un nouveau cimetière en dehors de la ville, construire un dépotoir pour transformation des déchets ménagers et assainir la ville de Bukavu et ainsi rendre celle-ci encore vivable. Il a commencé par le traçage sur la route et la régulation des motards dans une approche pédagogique. Ce sont là les réponses poignantes réservées aux questions qui lui sont posées à brûle-pourpoint.

Au courant de cette émission publique organisée par les médias de Bukavu dans le cadre de la campagne « Mois Vert, Bukavu, Ville Verte » appuyée par la Coopération Suisse,
les invités viennent de plusieurs horizons, notamment le secteur universitaire, les organisations de la société civile, les partenaires internationaux, notamment la Coopération Suisse et le politique municipal et à la base.

Après un exposé magistral de quatre invités sous la modération de deux journalistes de Bukavu, la population de Kadutu, toutes couches sociales confondues, pose des questions sans aucune obstruction ni gêne. Les questions tournent autour de la proprété de la ville et des voies et moyens de remédier à ses problèmes environnementaux. Il faut un Plan Stratégique opérationnel d’évacuation des déchets de la ville, lui ajouté le Chef de quartier Ndendere, Monsieur Mugabe, mais aussi, il est mieux d’avoir un cadre permanent de concertation où l’évaluation des cadres de base aura lieu régulièrement et ainsi créer l’émulation sur le plan de la proprété de la ville au niveau de chaque avenue.

Le Maire Nicolas Kyalangalilwa a pris tout son temps pour convaincre la population de Kadutu que personne ne travaillera à la place de personne. Les travaux communautaires concernent tout un chacun. La propriété de la ville commence devant chaque parcelle. Et donc, c’est à chacun de mettre la main à la pâte, car il en va de la santé de chaque habitant.

Le Directeur de la Coopération Suisse, Thomas Jeynath, à estimé que le Mois Vert n’est pas un aboutissement en soi, mais un début de réflexion entre les dirigeants et les dirigés pour protéger l’environnement. Aussi, il est surpris de l’appropriation réservée à cette Campagne. La communauté a su s’approprier la réflexion. Cette Campagne n’est pas un projet, a ajouté Mme Marie-Louise Issanda Tabena, chargée des Programmes à la DDC, mais la balle reste dans le camp des autorités à tous les niveaux et de la population pour pérenniser ce cadre de dialogue et le pratiquer de haut en bas pour protéger l’environnement dans la ville de Bukavu.
La Campagne s’arrête avec la fin du mois de mars, Mois Vert.

Darius Kitoka.

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