À Uvira, ce dimanche 18 janvier 2026, la population est livrée à elle-même et des actes répréhensibles se commettent à ciel ouvert.
En effet, quelques heures après le retrait des éléments de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, plusieurs cas de pillage sont signalés dans différents quartiers de la ville.
Ces actes sont commis après le départ des troupes du mouvement AFC/M23, au moment où certains groupes assimilés aux Wazalendo sont visibles dans la ville.
Selon des sources locales sur
place, plusieurs infrastructures publiques et privées ainsi que des résidences de personnalités ont été la cible de ces pillards. Les faits se produisent dans un climat de relâchement sécuritaire, marqué par l’absence temporaire d’un dispositif clair de contrôle après la sortie de l’AFC/M23.
Plusieurs sources signalent les cas déjà recensés, notamment l’Hôtel Suzana, l’établissement TERANOVA, la résidence du député national Bitakwira, la résidence du conservateur Djumapili et la résidence du notable Muhivwa. Les établissements publics de l’État ne sont pas non plus épargnés, dont les bureaux de la Caisse nationale de sécurité sociale, la Direction générale des impôts (DGI), les locaux de l’Office congolais de contrôle (OCC), la Direction générale de migration (DGM), l’Auditorat militaire et la résidence du CPP/DGM.
À en croire certains témoins, des biens matériels, tels que des équipements de bureau et des effets personnels, ont été emportés.
À ce stade, aucune évaluation officielle des pertes n’a encore été rendue publique.
Les autorités locales n’ont toujours rien communiqué sur le bilan précis ni indiqué les mesures prises pour identifier les auteurs de ces actes. D’ailleurs, une confusion règne : on ne sait pas si ce sont les autorités administratives de l’AFC/M23 ou du régime de Kinshasa qui administrent la ville.
Toutefois, plusieurs voix au sein de la société civile appellent au rétablissement urgent de l’ordre, à la protection des biens publics et privés, ainsi qu’au respect strict des droits humains par toutes les forces présentes dans la zone.
La population d’Uvira, dans l’expectative et l’étonnement de voir partir les troupes de l’AFC/M23 de la ville, exprime son inquiétude face à ces actes de pillage, qui viennent renforcer les doutes quant au retour à la stabilité. La liste des cas recensés n’est, selon plusieurs sources, pas encore exhaustive.
Darius Kitoka