Droit à la paix. À Bukavu, AFEM plaide pour la participation des femmes dans les processus de paix.

Un échange centré sur les accords et les processus de paix, ainsi que sur la participation des femmes, au cœur d’un point de presse organisé par l’Association des Femmes des Médias (AFEM). Il à lieu dans la salle de conférence de l’hôtel Élisabeth à Bukavu, ce mercredi 18 mars 2026, à l’issue d’une formation de trois jours consacrée à la représentativité des femmes dans les processus de paix.

La modératrice de ce point de presse, Nelly Addija, chargée des programmes au sein de AFEM, indique que cette rencontre vise principalement à réfléchir sur la faible représentativité des femmes dans les processus de paix et à en comprendre les causes.

Prenant la parole, Julienne Baseke, coordinatrice de AFEM, souligne qu’au terme de ces trois jours de formation, un constat s’impose: plusieurs processus et accords de paix se chevauchent ou se complètent, sans pour autant garantir une véritable représentativité des femmes et des jeunes filles. Elle déplore leur absence autour des tables de négociations.
Pour elle, les femmes et les jeunes filles sont pourtant les premières victimes des conflits, tout en étant des actrices clés de la résilience, de la reconstruction et du relèvement communautaire après les crises.

Julienne Baseke se dit également surprise de constater que le gouvernement engage des discussions de paix sans la participation des femmes, citant notamment les processus de Doha et de Washington.

À travers cette rencontre, les participantes lancent un appel aux femmes et aux jeunes filles des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à briser le silence. Elles rappellent que leur participation est un droit et une exigence démocratique essentielle pour construire une paix durable et inclusive dans l’Est de la RDC.

Elle insiste en outre sur la nécessité de respecter les conventions et les engagements internationaux relatifs à la participation des femmes dans les processus de paix, notamment ceux liés à l’égalité entre les hommes et les femmes.

De leur côté, les participantes soulignent, lors des échanges, que l’implication des femmes dans les processus de paix est d’une importance capitale.

Elles rappelent que les femmes sont les premières victimes de diverses formes de violences, mais aussi des piliers au sein des communautés.

Selon elles, leur participation peut contribuer significativement à la mise en œuvre effective des accords de paix, grâce à leur connaissance des réalités du terrain, des défis et des besoins des communautés.

Ces femmes insistent sur la nécessité d’inclure les personnes vivant avec handicap dans les processus de paix.

Cette rencontre réunit des femmes et des jeunes filles venues des provinces du Nord et du Sud-Kivu, qui recommandent une meilleure représentativité féminine dans les processus de paix pour garantir une paix durable.

Ces assises sont appuyées par l’organisation suédoise Kvinna till Kvinna, avec le financement de l’Agence suédoise de coopération internationale au développement (Sida).

Florence Zawadi

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