Droit à la libre circulation. La flambée du prix du litre à la pompe menace le quotidien de la population de l’Est de la RDC.

Le prix d’une course en taxi ou à moto est en passe de prendre de l’ascenseur dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

ce Lundi, le 06 Avril 2026, la ville de Bukavu fait face à une hausse inquiétante du prix du carburant, une situation qui impacte de plein fouet le train de la vie, car les activités économiques, des chauffeurs et de leurs usagers d’étoile à vue d’oeil.

Selon plusieurs revendeurs de carburant interrogés dans cette ville, le prix a connu une augmentation brutale en l’espace de 24 heures. «Hier, 20 litres de carburant coûtaient 50 000 francs congolais, aujourd’hui ils se vendent à 80 000 francs congolais», témoigne un revendeur.

Cette hausse se répercute également sur le prix au litre, passé de 3 000 à 4 000 francs congolais chez les revendeurs, et jusqu’à 4 500 francs congolais dans certaines stations-service.

Pour ces opérateurs du secteur de transport automobile, cette situation serait liée à un contexte international tendu. Ils évoquent notamment les perturbations dans l’approvisionnement en carburant, qu’ils attribuent à la situation de guerre en Iran, pays producteur influent sur le marché mondial.

Du côté des chauffeurs, l’inquiétude est grandissante. Déjà confrontés à de nombreuses difficultés économiques, ces derniers affirment que cette hausse réduit considérablement leurs marges bénéficiaires. «Nous ne gagnons presque plus rien. Si le prix du carburant continue d’augmenter, nous serons obligés de revoir à la hausse les tarifs des courses», explique un chauffeur de taxi.

ÇEn effet, cette augmentation pourrait avoir un effet domino sur le coût du transport urbain. Les chauffeurs envisagent déjà une révision des prix pour maintenir un certain équilibre. «Là où on payait 500 francs congolais, le tarif pourrait passer à 1 000 francs congolais », ajoute-t-il.

Cette situation risque ainsi d’affecter l’ensemble de la population de Bukavu, déjà confrontée à la cherté de la vie. Les habitants craignent une hausse généralisée des prix des biens et services, le transport étant un maillon essentiel de l’économie locale.

Face à cette crise, nombreux sont ceux qui appellent les autorités à intervenir afin de réguler les prix et de trouver des solutions durables pour stabiliser le marché du carburant.
Là misère du peuple congolais ne dira pas son dernier mot de si tôt !

MARIAMU Solange.

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