« Depuis plusieurs semaines, les habitants des communes d’Ibanda et de Kadutu à Bukavu vivent au rythme des coupures régulières de courant. Tous les jours, à partir de 18h, l’électricité se coupe brusquement, pour ne revenir que bien plus tard dans la soirée — aux alentours de 20h30, voire 22h. Une situation qui suscite incompréhension, exaspération et surtout, de nombreuses interrogations ». affirme le chef d’avenue Route d’Ubvira Wabushi Tarcier
Dans le quartier Bizimana, sur l’avenue Axe Major Vangu, le courant est pourtant stable. D’après Cubaka Bisimwa, résident de cette zone, « nous avons de l’électricité sans interruption. Le problème semble localisé ailleurs. » Et effectivement, quelques mètres plus loin, sur l’avenue Route d’Uvira, les habitants font face à une tout autre réalité.
Monsieur Wabushi Tchiringira Tarcier, chef de l’avenue Route d’Uvira, rappelle pourtant les engagements pris par les agents de la Société Nationale d’Électricité (SNEL). « Ils nous avaient garanti que les coupures cesseraient, à condition que chaque ménage soit équipé d’un compteur Cash Power. Aujourd’hui, même avec ces compteurs, les coupures persistent », déplore-t-il.
Pour les commerçants, étudiants, familles et autres citoyens de ces deux communes, ces interruptions quotidiennes perturbent gravement les activités : révision impossible pour les élèves, détérioration des aliments conservés au frais, insécurité accrue… Les conséquences sont multiples.
La SNEL, souvent critiquée pour sa gestion du réseau, n’a jusqu’à présent donné aucune explication officielle quant à ces coupures régulières. En attendant, les résidents d’Ibanda et de Kadutu continuent de s’organiser tant bien que mal autour de cette « nouvelle routine » imposée par les pannes.
Et pendant que certaines avenues restent alimentées sans incident, d’autres s’enfoncent chaque soir dans l’obscurité, entre frustration et résignation.
RIZIKI Isangu