CAMPS DE RÉFUGIÉS CONGOLAIS AU BURUNDI : DES DÉCÈS QUOTIDIENS INEXPLIQUÉS. DES TÉMOIGNAGES QUI TIRENT LA SONNETTE D’ALARME.

Dans les camps de réfugiés congolais installés au Burundi depuis le début de la guerre de libération menée par l’AFC/M23, des témoignages recueillis auprès des Congolais réfugiés au Burundi font état d’une situation sanitaire préoccupante marquée par des décès quotidiens inexpliqués. Selon un audio transmis par un réfugié congolais vivant dans l’un de ces camps, environ vingt personnes, majoritairement des hommes, mourraient chaque jour dans des circonstances encore non élucidées.

Dans ce témoignage sonore, ce réfugié anonyme décrit une réalité angoissante où la mort survient sans signes apparents. «On se couche le soir, le matin on se réveille et on retrouve des morts », rapporte-t-il. Il affirme que les décès se produisent de manière répétitive, sans qu’aucune explication claire ne soit donnée aux familles endeuillées. D’après lui, les réfugiés ignorent les causes exactes de ces morts, ce qui alimente la peur et l’inquiétude dans les camps.

Le témoin souligne également les conditions de vie difficiles des réfugiés congolais, évoquant une promiscuité extrême. «Les Congolais s’ouvrent trop», explique-t-il, faisant référence au partage permanent des espaces de vie, de la nourriture et des abris, dans un environnement déjà surpeuplé. Selon ce récit, cette situation pourrait favoriser la propagation de maladies, bien qu’aucune confirmation médicale officielle n’ait encore été communiquée.

Sur le plan sanitaire, le témoignage évoque une prise en charge médicale très limitée. Le témoin oculaire affirme que les personnes malades recevraient uniquement du paracétamol, quelle que soit la nature de leur maladie. «Peu importe ce que tu as, on te donne seulement le paracétamol», déclare-t-il dans l’audio, dénonçant une absence de diagnostic approfondi et de traitements adaptés.

Ces déclarations, rapportées par les réfugiés eux-mêmes, traduisent un profond sentiment d’abandon et d’impuissance. L’absence d’informations officielles sur les causes des décès renforce les rumeurs et la psychose au sein des camps, où chaque nuit est vécue comme une attente anxieuse du prochain drame.

Ces témoignages constituent un cri d’alarme lancé depuis l’exil. Ils appellent à une attention urgente des autorités compétentes et des organisations humanitaires afin qu’une évaluation sanitaire indépendante soit menée pour déterminer les causes réelles de ces décès et améliorer la prise en charge médicale des réfugiés. En attendant, les réfugiés continuent de vivre dans l’incertitude, confrontés à une mort silencieuse dont l’origine reste à vérifier.
Cette voix des oubliés interpelle, car mourir parce qu’on a fui la mort en devenant réfugié et surtout suite au mauvais traitement et à l’abandon par son pays, c’est fouler au pied le droit d’asile et des réfugiés.

Mariamu Solange.

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