Le Cadre de concertation de la société civile du territoire de Mwenga a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 14 novembre 2025 au sujet du délabrement avancé du tronçon routier Mwenga–Kitutu, situé sur la Route Nationale numéro 2, dans la province du Sud-Kivu. Cette structure citoyenne dit rejoindre l’appel lancé récemment par l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO), inquiet de la dégradation continue de cet axe vital pour les échanges et la mobilité dans le territoire.
Selon les acteurs locaux, l’état actuel de la route met sérieusement en danger la vie des usagers. De nombreux accidents ont été enregistrés ces derniers mois, entraînant des pertes humaines tant parmi les passagers que parmi les chauffeurs. Les bourbiers devenus impraticables, les glissements de terrain fréquents et l’absence d’entretien régulier compliquent désormais tout déplacement, au point de retarder l’acheminement des marchandises destinées aux habitants de Mwenga.
La société civile appelle les autorités provinciales à s’investir urgemment dans la réhabilitation de ce tronçon stratégique, rappelant que son état critique paralyse non seulement le transport, mais impacte aussi l’économie locale et l’accès de la population aux biens essentiels. Elle interpelle également certaines entreprises opérant dans la région à respecter leurs engagements sociaux, estimant qu’elles bénéficient des ressources locales sans assumer leurs obligations envers les communautés.
« Le tronçon Mwenga–Kitutu n’offre plus les conditions minimales de sécurité et de mobilité. Les chauffeurs peinent à livrer à temps les produits destinés à la population, et les accidents deviennent de plus en plus fréquents », déplore un acteur social du territoire.
Il convient de rappeler que plus tôt cette semaine, l’Association des Chauffeurs du Congo avait déjà adressé une correspondance au gouverneur du Sud-Kivu pour dénoncer l’état alarmant de ce même axe routier, reprochant aux autorités l’absence de mesures concrètes pour stopper son délabrement.
À travers cet appel collectif, les habitants espèrent que les autorités prendront enfin des mesures concrètes afin de garantir leur droit fondamental à une circulation sûre, digne et conforme aux principes universels des droits humains.
Mariamu Solange.