Droit à la vie: des affrontements sanglants entre deux factions Wazalendo.

A Mwenga-centre, des violents affrontements ont éclaté depuis le mercredi 17 septembre à 18h30, plongeant la population dans une terreur sans précédent.

Deux factions du groupe armé Wazalendo, fidèles aux généraux autoproclamés Malaika et Nyakiliba, s’opposent pour le contrôle stratégique de cette localité. Le bilan provisoire fait état de 3 morts et 2 blessés, alors que les habitants sont pris sous les tirs.

La confrontation, qui a débuté par des armes légères, a rapidement escaladé, avec de fortes détonations d’armes lourdes entendues dans toute l’agglomération depuis ce jeudi matin. Les civils, paniqués, se retrouvent sous le coût des balles, leurs droits fondamentaux à la sécurité et à la vie bafoués.

Le point de discorde principal serait la destruction par les combattants pro-Malaika des barrières illégales érigées sur la RN2 par le camp Nyakiliba. Cette action a exacerbé les tensions, menant à la riposte armée. Selon des sources locales, les forces de Malaika bénéficieraient du soutien du groupe Foka Maïk, ce qui intensifie davantage les hostilités.

Face à cette flambée de violence, la vie quotidienne est à l’arrêt. Toutes les activités économiques et scolaires sont paralysées, privant la population de tout moyen de subsistance et d’éducation.

Dans un développement récent rapporté à 11h35, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) auraient incendié l’état-major de Nyakiliba, marquant une intervention directe dans le conflit.

Alors que les combats continuent de faire rage, la population de Mwenga n’aspire qu’à une chose : retrouver un droit de vivre en paix, loin des balles et des querelles de pouvoir qui les privent de leur liberté et de leur dignité.

AJDH/RTDH
(Alliance de Journalistes pour les Droits Humains)