30ème JOUR APRES L’ASSASSINAT DU JOURNALISTE FISTON WILONDJA A BUKAVU. DES VERITES CACHEES DEVOILEES.

Du 5 août au 5 septembre 2025, voilà 3O jours depuis que le journaliste Fiston Wilondja Mazambi, reporter de la radiotélévision Droits Humains, RTDH, agent de Monitoring des Médias à la Centrale de Monitoring des Médias pour la Paix au Sud-Kivu est assassiné par des hommes portant armes et en tenue militaire. Et ce, dans un mystérieux flou associé aux rumeurs indélicates.

Aujourd’hui, les voiles se lèvent de plus en plus et en toute discrétion des témoins acceptent de se confier à tout celui qui veut en savoir un peu plus. Nous délivrons ici le récit des faits, tels que reçus des témoins surtout oculaires.

Comment le journaliste Fiston Wilondja rend l’âme ?
La mort totale de Fiston intervient le 5 septembre 2025 à l’Hôpital Général Provincial de Bukavu au Sud-Kivu. Son corps inerte est ramassé aux environs de la place appelée chez Mangaza, à Nguba, quartier Nyalukemba dans la commune d’Ibanda dans la ville de Bukavu.

Le corps du journaliste git dans une mare de sang, sur des morceaux de sales plastiques au milieu de la bretelle.
C’est vers 6 heures du matin du 5 août que le corps est ramassé, des curieux prennent des photos au lieu de le préciter dans un hôpital. Ils l’embarquent finalement dans un véhicule et conduisent à l’Hôpital Général de référence. C’est un pasteur et une autorité de base, un chef d’avenue du lieu qui convoient l’infortuné Fiston Wilondja.

Arrivé à l’hôpital, le temps de lui débarrasser de sa chemise jaunâtre ensanglantée, et de l’essuyer pour tenter de trouver une veine et procéder à la réanimation, le journaliste rend l’âme, témoignent la personne qui avait apporté le corps, ainsi que le personnel soignant commis ce jour-là aux soins intensifs du susdit hôpital.

Comment en est-on arrivé là ?
C’est l’agent commis à la sécurité du bar « la Gaïété » situé à la Place Mulamba dans la commune d’Ibanda, et un cadre du mouvement AFC/23 qui portent ce témoignage. Le soir du 4 août 2025, le journaliste Fiston Wilondja Mazambi est en compagnie du chauffeur de l’OVD Sud-Kivu, Claude Kibukila, de son ami Jerson et d’une dame qui travaille avec eux, Yvette Nyenyezi.

Ce sont ces deux derniers qui sont en charge d’assainissement de la ville de Bukavu au compte du mouvement AFC-M23. Et Fiston Wilondja profite de son expertise en tant qu’expert-informaticien et Secrétaire dde Direction de l’OVD Sud-Kivu pour réaliser ses reportages de presse. Les quatre débarquent ainsi à ce niveau. Leur chauffeur et la dame disent être fatigués et veulent chacun immédiatement rentrer chez eux. Chose qu’ils réalisent instantanément, sans se faire prier. Ils tournent la voiture et s’en vont.

Le journaliste Fiston W. et son ami Jay entrent dans le susmentionné bar pour se rafraîchir la gorge après une journée éreintante de travail.
Une curiosité journalistique et, peut-être, fatale
Nous apprenons qu’ils viennent de Kabare où Fiston W. devrait enquêter sur le vol et la disparition mystérieuse des véhicules de REJUSCO, une ONG qui se chargeait de transport des prisonniers entre les parquets et les maisons carcérales de la province du Sud-Kivu.

Un sujet décidé par la rédaction de la Radiotélévision Droits Humains, RTDH. Un tout nouveau média dont Fiston Wilondja est l’un des fondateurs. Chaîne qui, malheureusement a cessé momentanément d’émettre par peur des représailles des révolutionnaires. Ces derniers veulent à tout prix sauver leur image et ne tolèrent pas de reportages autour de violation des droits humains. Ce qui reste la matière première de la RTDH.

Le feu confrère aurait par la même occasion découvert ou posé des questions sur d’autres violations des droits humains et éventuellement s’il y avait une fosse commune dans les environs.
Signalons que le journaliste faisait partie d’un parterre de journalistes déployés dans la province du Sud-Kivu pour identifier les fosses communes depuis le début des guerres du Kivu, 1996.

Disons que certaines photos remplissant le Rapport alternatif publié par l’Association SOS Justice, partenaire de la RTDH, sont l’œuvre de Fiston Wilondja.

AJDH/RTDH
(Alliance de Journalistes pour les Droits Humains)