Des taxes sans contrepartie: des vendeurs s’expriment dans les marchés de Bukavu

Certains vendeurs atayant sur étalages dans les différents marchés de la ville de Bukavu s’interrogent sur le fait qu’ils paient parfois des taxes dont ils ne maitrisent ni l’origine ni l’utilité. Des différentes descentes sur le terrain réalisée par les reporters de la Radio Télé Droits Humains permet de constater plusieurs cette réalité.

A en croire Monsieur Zihalirwa, vendeur de produits de beauté au marché de Nyawera, ils s’acquittent quotidiennement d’une taxe de 500 FC. À cela s’ajoute une nouvelle taxe de 2 000 FC pour la gestion des déchets. Toutefois, selon lui, cette somme ne se justifie pas sur le terrain, car des ordures continuent d’envahir le marché.

Monsieur Arsène, vendeur d’articles divers, affirme quant à lui payer une quittance mensuelle de 20 dollars américains, en plus de 4.000 FC par semaine pour les déchets. Il dénonce également la majoration de la quittance, tout en soulignant que l’argent collecté pour l’assainissement ne produit aucun effet visible dans son environnement immédiat.

De son côté, Monsieur Michel Buliri, vendeur de produits de beauté, déclare avoir vu à plusieurs reprises des individus sans ordre de mission ni carte de service venir leur imposer des taxes inexpliquées. Il appelle les autorités à intervenir, estimant que payer les taxes légales est déjà un lourd fardeau, et que ces pratiques désordonnées nuisent au bon fonctionnement du marché.

Les commerçants exhortent les responsables à réguler et à encadrer correctement la fiscalité dans les marchés, afin d’éviter les abus et de garantir un environnement de travail plus juste.

La Rédaction