Actuellement, la Société Civile du Sud-Kivu (SOCIV) gère environ cinq cas de conflits. Elle travaille en étroite collaboration avec les autorités en place pour apaiser les tensions. Concernant les mécanismes de résolution, Maître MUKAMBA précise qu’avec l’arrivée de nouvelles autorités de l’AFC/M23, de nouveaux dispositifs ont été mis en place.
Ce sont le Haut Tribunal et le Centre d’Arbitrage qui fonctionnent désormais comme des références pour la société civile. « La société civile accepte la situation telle qu’elle est. Il n’y a pas grand-chose, il suffit de s’adapter pour répondre aux besoins de la communauté, » conclut Héritier, soulignant la capacité d’adaptation de la SOCIV face aux évolutions contextuelles.
Malgré un contexte sécuritaire tendu, la société civile du Sud-Kivu continue de jouer un rôle essentiel dans la résolution des conflits communautaires à Bukavu/Sud-Kivu. C’est ce qu’affirme Maître Héritier MUKAMBA, membre du bureau de coordination de la Société civile, lors d’une interview accordée à la Radio Télé Droits Humains (RTDH) ce 28 juillet .
Maître MUKAMBA souligne que, en dépit de la crise sécuritaire actuelle, la société civile s’acquitte pleinement de ses missions traditionnelles. « Elle existe et continue d’agir, » a-t-il déclaré, insistant sur le fait que la population soumet toujours ses problèmes à la société civile.
Cette dernière s’engage alors, à travers des actions de plaidoyer et de lobbying, à participer activement à la résolution pacifique des différends. Il suffit, selon lui, de signaler un cas de conflit pour que la société civile s’y implique automatiquement.
MARIAMU Solange