Médias : Les journalistes de Bukavu face à la désinformation et contre le discours de haine, l’Association JPDDH en action

Former les journalistes sur la lutte contre la désinformation, les discours de haine et la sécurité en période de conflits a constitué la base d’un échange entre journalistes et l’association des Journalistes pour la Promotion de la Démocratie et des Droits Humains, JPDDH, ce 26 juin 2025, dans la salle de l’Ecole Technique de Journalisme, ETJ, située sur l’avenue Vamaroo, quartier Ndendere, commune d’Ibanda à Bukavu.

Le facilitateur de la journée, M. Égide Kitumaini, a mis l’accent sur l’identification des fausses informations souvent fondées sur des rumeurs, le rôle des médias face à la désinformation à Bukavu, ainsi que sur les stratégies à adopter pour contrer les discours de haine. Il a également abordé les mesures de protection du journalisme en zones de conflits.

Dans son exposé, il a rappelé qu’un journaliste doit adopter un langage responsable, ce qui implique: la vérification des sources avant toute publication, l’analyse critique des contenus (textes, images ou vidéos) circulant sur les réseaux sociaux, le recoupement des informations, et l’utilisation des outils numériques fiables.

Il a souligné l’importance des médias dans la communauté, insistant sur leur responsabilité en période de crise. Selon lui, les journalistes doivent éviter de relayer des informations non vérifiées, car ils jouent un rôle de repère et de lumière pour la population.

Au total, 15 journalistes ont pris part à cet atelier organisé par JPDDH, dans le cadre du projet « Médias pour la consolidation de la démocratie et la lutte contre les discours de haine en RDC ». L’objectif principal étant de permettre aux journalistes d’échanger sur le rôle des médias dans la promotion de la cohabitation pacifique, la lutte contre la désinformation et les discours de haine.

En clôture de l’atelier, les participants ont partagé leurs témoignages sur les risques encourus en cette période d’instabilité. Madame Gabriella MUNKWA, chargée du projet JPDDH, a précisé que les journalistes menacés peuvent signaler, preuves à l’appui, toute intimidation ou danger couru, car l’association peut aussi contribuer à sa manière pour soutenir les professionnels de l’information en difficulté.

Solange MARIAMU K.