Un incendie meurtrier s’est déclaré dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 septembre 2026 dans le quartier Nyalukemba, dans la commune d’Ibanda, à Bukavu, au Sud-Kivu. Le bilan provisoire fait état d’au moins cinq morts, dont trois enfants, de plus de 500 maisons calcinées, d’autres détruites et de plus de 2 000 ménages désormais sans abri.
Le sinistre a principalement touché les avenues Irambo 1 et 2 ainsi que plusieurs secteurs voisins. Selon des témoignages recueillis sur place, le feu s’est déclaré vers 23 heures avant de se propager rapidement d’une habitation à l’autre.
Plusieurs familles ont tout perdu dans cet incendie, notamment leurs maisons, leurs biens et leurs moyens de subsistance. Plus de 2 000 ménages se retrouvent ainsi en situation d’errance, certains passant la nuit à la belle étoile, en attendant une éventuelle assistance.
Des habitants, appuyés par des agents de la Croix-Rouge, ont poursuivi toute la journée de ce lundi les recherches dans les décombres afin de retrouver des survivants et de récupérer quelques biens. Au moment des premiers constats, plusieurs personnes étaient également portées disparues.
Le sinistre a également fait plusieurs blessés. Plus de trois enfants auraient subi de graves brûlures et sont actuellement pris en charge dans une formation médicale de proximité. Leur état de santé reste à suivre.
David Cikuru, président de la Société civile, noyau communal d’Ibanda, appelle les autorités à renforcer les mécanismes de prévention et d’intervention contre les incendies à Bukavu. Il souligne que la répétition de ces sinistres expose particulièrement les quartiers densément peuplés.
Les causes exactes de l’incendie restent, à ce stade, inconnues. Une enquête devrait permettre d’établir l’origine du feu et de déterminer les circonstances précises de sa propagation.
L’intervention des habitants du quartier et des moyens disponibles de lutte contre les incendies a permis de maîtriser les flammes. Toutefois, l’ampleur des dégâts demeure considérable et plusieurs milliers de personnes se retrouvent aujourd’hui sans logement.
Ce nouveau drame intervient seulement quelques jours après l’incendie survenu le 10 septembre dans les écoles Furaha et Ujamaa, qui avait coûté la vie à 27 élèves, selon le bilan rapporté par plusieurs sources.
La répétition de ces incendies ravive les inquiétudes sur la prévention des sinistres, les conditions d’habitat et les capacités d’intervention dans la ville de Bukavu. La Société civile appelle ainsi à des mesures urgentes pour réduire les risques d’incendie et mieux protéger les populations.
Le bilan définitif de l’incendie de Nyalukemba reste attendu après l’identification des victimes et l’évaluation complète des dégâts.
Florence Zawadi