Droit à l’éducation : le Point focal de l’ESU salue la tenue de la collation des grades à l’ISP-Bukavu.

La double cérémonie de clôture de l’année académique 2025-2026 et de collation des grades organisée ce lundi 7 septembre 2026 à l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu constitue, selon le Point focal de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), un acte de liberté, de souveraineté et de résistance face aux difficultés qui ont marqué la vie de la région.

Prenant la parole devant les autorités académiques, les enseignants, les étudiants, les parents et les invités, le Point focal de l’ESU a estimé que la tenue de cette cérémonie dépasse le simple cadre universitaire. Elle traduit, selon lui, la victoire du savoir sur l’adversité, de la persévérance sur les difficultés et de l’espérance sur le découragement.

Abordant la question du fonctionnement de l’Enseignement Supérieur et Universitaire dans le contexte actuel, il a notamment déclaré que les parties engagées dans les négociations doivent rester sur un pied d’égalité et qu’aucune partie ne devrait imposer unilatéralement des orientations sur le fonctionnement de l’administration et de l’ESU.

Pour illustrer l’importance de l’éducation dans l’émancipation de la jeunesse africaine, le Point focal de l’ESU s’est appuyé sur la pensée de plusieurs intellectuels et philosophes. Il a notamment rappelé une formule attribuée à l’historien et scientifique sénégalais Cheikh Anta Diop, appelant la jeunesse africaine à s’armer de science afin de devenir libre.

S’adressant aux nouveaux diplômés, qu’il a désignés comme les « Isperkes » désormais appelés à rejoindre la communauté des anciens étudiants, il a estimé que leur formation doit leur permettre de contribuer à la transformation de la société congolaise et à la lutte contre le sous-développement, la mauvaise gouvernance et les mauvaises décisions.

Citant également le philosophe Emmanuel Kant, le Point focal de l’ESU a rappelé que l’éducation occupe une place centrale dans la construction de l’être humain et de la société.

Il a par ailleurs considéré la tenue de cette cérémonie comme un motif de satisfaction collective, rappelant qu’il y a encore peu, plusieurs personnes doutaient de la possibilité d’organiser une telle activité dans la région. Le fait que la collation des grades puisse se tenir pour la deuxième fois consécutive dans un environnement qu’il juge plus stable et sécurisé constitue, selon lui, un signe encourageant pour le secteur de l’éducation.

Le Point focal de l’ESU a également salué les efforts consentis par les parents des lauréats. Il a reconnu les difficultés économiques auxquelles les ménages ont été confrontés, notamment les conséquences liées à la fermeture des banques et aux différentes contraintes ayant affecté la vie sociale et économique.

Malgré ces difficultés, a-t-il souligné, les parents ont continué à soutenir la scolarité de leurs enfants. Il les a ainsi présentés comme les premiers artisans de la réussite des nouveaux diplômés.

« La réussite de vos enfants est aussi la vôtre », a-t-il déclaré à l’endroit des parents, les encourageant à continuer à accompagner leurs enfants dans la poursuite de leurs études.

Il a notamment invité les parents à renvoyer leurs enfants poursuivre leurs études à l’ISP-Bukavu à partir du 15 octobre prochain, afin que la formation puisse se poursuivre normalement.

Dans son intervention, le Point focal de l’ESU a également adressé ses félicitations au comité de gestion de l’ISP-Bukavu, aux enseignants, aux chercheurs ainsi qu’au personnel administratif, technique et aux différents services d’appoint pour les sacrifices consentis au cours de l’année académique 2025-2026.

Pour lui, la cérémonie de la collation des grades constitue donc non seulement une reconnaissance du parcours accompli par les étudiants, mais également une affirmation de l’importance de l’éducation supérieure dans la construction de l’avenir de la République démocratique du Congo.

Le Point focal de l’ESU a enfin appelé à préserver cet engagement collectif autour de l’éducation, considérée comme un outil essentiel d’émancipation, de développement et de transformation de la société.

Par MARIAMU Solange

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