Droit à la santé. L’eau devient un luxe dans plusieurs avenues de la ville.

À Bukavu, l’accès à l’eau potable devient un véritable casse-tête pour de nombreux ménages. Dans plusieurs avenues de la ville, des milliers d’habitants passent désormais plusieurs jours sans voir une seule goutte d’eau couler de leurs robinets. Une situation qui oblige les familles à chercher, acheter ou parcourir de longues distances pour s’approvisionner.

Sur l’avenue Hippodrome, les habitants vivent cette réalité depuis près de cinq jours. Les robinets sont à sec et le manque d’eau perturbe le quotidien des ménages.

Sous couvert d’anonymat, un habitant de cette avenue explique que les familles sont contraintes d’acheter de l’eau dans des boutiques ou auprès des véhicules-citernes qui sillonnent parfois le quartier. Lorsque ces derniers ne passent pas, les habitants n’ont d’autre choix que de louer un taxi ou un véhicule privé pour aller s’approvisionner dans d’autres quartiers, notamment à Kadutu ou à Labotte.

Cette situation entraîne des dépenses supplémentaires pour des familles déjà confrontées à un coût de la vie élevé. L’eau, pourtant indispensable, est devenue un produit rare et coûteux pour de nombreux habitants.

Notre source appelle les responsables de la REGIDESO à mieux anticiper ces pénuries, particulièrement durant la saison sèche. Elle estime que des mesures préventives devraient être mises en place afin d’éviter que les populations ne soient privées d’eau pendant plusieurs jours, rappelant que certains pays confrontés à une forte rareté de la ressource parviennent à assurer une distribution régulière.

Au-delà des difficultés quotidiennes, cette pénurie suscite également des inquiétudes sur le plan sanitaire. Elle intervient alors que plusieurs zones de santé du Sud-Kivu font face à une recrudescence des maladies liées au manque d’hygiène, communément appelées  » maladies des mains sales « .

L’insuffisance d’eau potable pourrait ainsi aggraver les risques de propagation de ces maladies si des solutions rapides ne sont pas apportées.

Thérèse Bulangi

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