À Bukavu, la saison sèche s’est installée et les écoles ont fermé leurs portes, marquant le début des grandes vacances. Pendant près de trois mois, les enfants disposent de temps libre qu’ils occupent de différentes manières, selon les choix de leurs familles et leurs propres préférences.
Pour certains, les vacances sont synonymes de liberté. Plusieurs enfants interrogés affirment qu’ils préfèrent rester à la maison plutôt que de participer à une colonie de vacances. Ils expliquent qu’ils aiment passer du temps avec leurs amis du quartier, jouer librement et apporter un coup de main à leurs parents dans les tâches ménagères.
D’autres, en revanche, choisissent de participer aux colonies de vacances. Une fillette de 10 ans raconte qu’elle apprécie particulièrement cette expérience. Selon elle, la colonie lui permet de découvrir de nouveaux jeux, de chanter, de participer à des activités en équipe, de se faire de nouveaux amis et de bénéficier de l’encadrement de moniteurs qu’elle décrit comme bienveillants. Pour elle, ces activités sont plus enrichissantes que de rester à la maison pendant toute la période des vacances.
Du côté des parents, les avis sont également partagés. Certains estiment que les colonies de vacances offrent un cadre éducatif et récréatif favorable à l’épanouissement des enfants. D’autres privilégient plutôt l’apprentissage des métiers et des activités génératrices de revenus.
C’est le cas d’une mère de famille qui affirme ne pas envoyer ses enfants à la colonie de vacances. Elle préfère les initier très tôt aux réalités de la vie. Sa fille de 11 ans l’accompagne chaque jour dans sa boutique, où elle apprend progressivement à gérer un petit commerce et à comprendre la valeur du travail et de l’argent.
À Bukavu, les grandes vacances reflètent ainsi des réalités diverses. Entre loisirs, activités éducatives, apprentissage de métiers et soutien aux parents, chaque famille adopte une approche qu’elle juge la plus bénéfique pour préparer les enfants à l’avenir.
Mireine Nyota