L’Ituri reste la province la plus touchée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola qui sévit actuellement en République démocratique du Congo. Selon le ministre de la Santé, la maladie touche à ce jour trois provinces, à savoir l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, avec un total de 31 zones de santé concernées. Au Sud-Kivu, seuls trois cas ont été enregistrés.
L’épidémie a été identifiée le 15 mai 2026. Deux jours plus tard, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) annonçait que la maladie avait franchi les frontières vers l’Ouganda, lui conférant ainsi une dimension internationale.
Faisant le point sur la situation épidémiologique, le ministre de la Santé a indiqué que 808 cas confirmés ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie. Le bilan fait également état de 192 décès, incluant les personnes décédées dans les structures sanitaires ainsi que celles mortes au sein de la communauté.
À ce jour, 363 personnes sont maintenues en isolement. Il s’agit aussi bien de cas confirmés que de cas suspects pris en charge dans les centres de traitement.
Les autorités sanitaires signalent toutefois des avancées encourageantes dans la prise en charge des malades. Plus de 50 personnes ont déjà été déclarées guéries. Hier, 48 patients ont quitté les centres de traitement après leur guérison, tandis que trois autres personnes ont reçu leur sortie ce jour.
Concernant les difficultés rencontrées dans la riposte, le ministre de la Santé a souligné que le principal défi demeure la perception de certaines communautés. Selon lui, plusieurs habitants continuent de croire qu’il s’agit d’une maladie inventée ou imaginaire.
_« Ebola est une maladie réelle, identifiée et décrite scientifiquement. Ce n’est ni une invention ni une maladie mystique »_ , a-t-il insisté.
Face à cette situation, le ministre a appelé les leaders communautaires à renforcer les actions de sensibilisation afin d’expliquer aux populations la réalité de la maladie et l’importance de consulter rapidement les services de santé dès l’apparition des symptômes, augmentant ainsi les chances de guérison.
Il a également exhorté les chefs coutumiers à sensibiliser leurs communautés sur les risques liés aux rites funéraires traditionnels. Selon lui, les enterrements non sécurisés constituent l’un des principaux facteurs de propagation du virus, les personnes décédées d’Ebola pouvant encore transmettre la maladie à ceux qui manipulent leur corps.
Par Mireine Nyota