Droit civil et politique. Révision constitutionnelle en RDC, un analyste politique appelle les sénateurs à privilégier l’intérêt du peuple.

Alors que le débat autour du projet de révision de la Constitution continue de susciter des réactions en République démocratique du Congo, l’analyste politique Amos Bisimwa exprime ses inquiétudes face à ce qu’il considère comme un manque de prise en compte des priorités réelles du pays.

Selon lui, les députés ne semblent pas considérer la crise sécuritaire comme une priorité absolue, particulièrement pour les populations de l’Est de la RDC qui vivent depuis plusieurs années dans l’insécurité, les déplacements forcés et diverses souffrances liées aux conflits armés.

Amos Bisimwa appelle les sénateurs à faire preuve de responsabilité au moment d’examiner cette question. Il les invite à réfléchir attentivement avant toute prise de décision, à se ranger du côté du peuple et à privilégier l’intérêt général plutôt que de chercher à satisfaire des intérêts individuels.

L’analyste rappelle également un précédent historique survenu sous la présidence du Sénat de Léon Kengo wa Dondo.
Selon lui, face à une loi fortement contestée par la population et perçue par certains comme une tentative de modification institutionnelle controversée, les autorités avaient finalement tenu compte de la mobilisation populaire et retiré le texte.
Estimant avoir perdu confiance dans les députés et les sénateurs, qu’il juge influencés par la présidence, Amos Bisimwa considère que le dernier mot doit revenir au peuple.

Il appelle ainsi les citoyens à se mobiliser pacifiquement pour exprimer leur opposition à ce projet, tout en soulignant que la priorité du moment devrait être la recherche de la paix et de solutions durables à la crise sécuritaire qui frappe l’Est du pays.

Thérèse Bulangi et Clovis

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