Face à la menace de la maladie à virus Ebola, le Maire de Bukavu retrousse les manches et concentre actuellement ses efforts sur la riposte contre cette épidémie qui préoccupe les autorités sanitaires et la population.
Cependant, Ebola n’est pas la seule menace qui pèse sur la sécurité des habitants de Bukavu. Dans plusieurs quartiers de la ville, des épaves et véhicules abandonnés le long des routes continuent d’inquiéter les citoyens, qui dénoncent les risques d’insécurité et les difficultés de circulation qu’ils engendrent.
Selon un membre de la société civile, les véhicules abandonnés dans différentes avenues de la ville favorisent le développement de l’insécurité. Il explique que ces engins peuvent servir de cachettes à des personnes mal intentionnées qui y trouvent un refuge pour préparer ou commettre des actes de banditisme avant de disparaître.
Pour plusieurs habitants, ces épaves constituent de véritables repères pour les voyous et les brigands, particulièrement pendant la nuit. Leur présence prolongée contribue à renforcer le sentiment d’insécurité dans certains quartiers.
Outre les questions sécuritaires, ces véhicules constituent également une gêne pour la circulation. Certains occupent une partie de la chaussée tandis que d’autres empiètent sur les espaces réservés aux piétons, obligeant ces derniers à marcher sur la route et augmentant ainsi les risques d’accidents.
La société civile estime que cette situation porte atteinte au droit à un environnement sain. La présence prolongée de véhicules abandonnés dégrade le paysage urbain, réduit la mobilité des usagers et complique davantage la circulation dans une ville déjà confrontée à plusieurs défis routiers.
Interrogé sur la question, le maire de Bukavu a indiqué que ce dossier ne constitue pas actuellement sa priorité. Selon lui, les efforts de la mairie sont pour l’instant concentrés sur la gestion de l’épidémie d’Ebola en cours.
Toutefois, l’autorité urbaine a laissé entendre qu’une opération d’évacuation pourrait être envisagée ultérieurement.
« Le jour où je commencerai à enlever ces véhicules, je vous appellerai », a-t-il déclaré.
En attendant d’éventuelles mesures, les habitants espèrent une intervention rapide des autorités afin de réduire les risques d’insécurité, de garantir leur droit à la protection civile et d’améliorer les conditions de circulation ainsi que l’environnement urbain dans la ville de Bukavu.
Par Michaël KASEKO et Nyongolo BYABELE