Les autorités locales de Bukavu mettent en garde contre les actes de vandalisme enregistrés au cimetière de Ruzizi, où plusieurs cas de vols de croix, de grilles et d’autres matériaux placés sur les tombes continuent d’être signalés. Le chef du quartier Nyalukemba Albert Migabo appelle la population au respect des défunts et prévient que toute personne surprise en train de profaner ou de dégrader une sépulture sera sanctionnée conformément à la loi.
« _La population doit respecter les morts parce que nous serons tous des morts un jour. Toute personne qui sera surprise en train de profaner ou de vandaliser les tombes sera punie conformément à la loi »_ , a-t-il déclaré.
Selon Kabose, responsable du groupe des gardiens du cimetière, la surveillance du site est assurée depuis 2011. Malgré les efforts consentis à travers les travaux communautaires d’entretien, des actes de vandalisme sont régulièrement constatés après le départ des volontaires.
« _Après les travaux communautaires, nous découvrons parfois que certaines tombes ont été dépouillées de leurs croix ou de leurs grilles. Des enquêtes menées sur place montrent que plusieurs de ces matériaux volés sont emportés vers les personnes non identifiés »_ , explique-t-il.
D’après ce responsable, ces pratiques étaient autrefois plus fréquentes, mais elles tendent à diminuer grâce au renforcement des mesures de sécurité autour du cimetière. Toutefois, certains défis persistent, notamment les enterrements réalisés sans l’autorisation des autorités compétentes.
Le cimetière de Ruzizi connaît également une forte affluence depuis la fermeture du cimetière de Brasserie kilomètre quatres à Bukavu. Cette situation exerce une pression croissante sur l’espace disponible et favorise parfois des pratiques contraires à la réglementation en vigueur.
Face à cette situation, les gestionnaires du cimetière et les autorités locales invitent la population à dénoncer tout acte de profanation ou de vandalisme. Ils rappellent que la préservation de ce lieu de repos des défunts constitue un devoir collectif et une marque de respect envers la mémoire des disparus.
Zambali Blaise et Biabele Nyongolo