Droit à la santé, Ebola Bundibugyo, un taux de létalité de 17,1 % alors que l’épidémie poursuit sa progression dans l’Est de la RDC.

Avec un taux de létalité de 17,1 %, l’épidémie de maladie à virus Ebola causée par la souche Bundibugyo continue de susciter de vives inquiétudes dans l’est de la République démocratique du Congo. Selon la dernière mise à jour publiée par le ministère de la Communication et Médias, 363 cas confirmés ont été recensés à ce jour, dont 19 nouveaux cas enregistrés au cours des dernières 24 heures.

Le bilan fait état de 62 décès confirmés depuis le début de l’épidémie. Les autorités sanitaires indiquent également que 206 patients sont actuellement hospitalisés ou placés en isolement pour bénéficier d’une prise en charge médicale adaptée.

Par ailleurs, six personnes ont été déclarées guéries.
Le suivi des contacts, considéré comme un élément clé dans la lutte contre la propagation du virus, atteint actuellement 45,5 %. Les équipes de riposte poursuivent leurs efforts afin d’identifier et de surveiller les personnes ayant été en contact avec des cas confirmés.

L’épidémie touche désormais 25 zones de santé réparties dans trois provinces du pays. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de la flambée avec 341 cas confirmés et 48 décès. Le Nord-Kivu enregistre 19 cas confirmés et 13 décès, tandis que le Sud-Kivu compte 3 cas confirmés et un décès.

Les autorités signalent également l’apparition d’une nouvelle zone de santé affectée dans la province de l’Ituri. Il s’agit de la zone de santé de Rimba, ce qui témoigne de la poursuite de l’expansion géographique de l’épidémie.

Les principaux foyers de transmission restent concentrés dans les zones de Bunia, Rwampara et Mongbwalu. Dans ces localités, les équipes sanitaires intensifient les activités de surveillance épidémiologique, de recherche des contacts et de prise en charge des malades.

Face à cette situation, les autorités sanitaires appellent la population à renforcer le respect des mesures de prévention, à signaler rapidement tout cas suspect et à collaborer étroitement avec les équipes de riposte afin de freiner la propagation du virus et d’interrompre la chaîne de transmission.

Michael Kaseko et Jonas

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