Ces femmes, qui dépendent quotidiennement de leurs activités commerciales pour assurer la survie de leurs familles, ne parviennent plus à exercer normalement leurs activités suite à la fermeture des frontières décidée par les autorités des pays.
Certaines de ces mamans se sont confiées à la RTDH ce mardi 26 mai 2026. Qu’elles expliquent traverser une période particulièrement compliquée alors qu’elles fournissent d’efforts pour répondre aux besoins de leurs familles. Selon elles, depuis la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, plusieurs de leurs maris ne travaillent plus, les obligeant ainsi à multiplier les activités pour subvenir aux besoins primaires de leurs familles.
Ces femmes affirment que la fermeture des frontières, intervenue après l’apparition des cas d’Ebola, aggrave davantage leurs souffrances. Là où elles espéraient trouver un moyen de soutenir leurs familles grâce au commerce transfrontalier, elles se retrouvent aujourd’hui sans véritable source de revenus.
Pour continuer malgré tout leurs activités, elles indiquent qu’elles sont contraintes de passer des commandes par téléphone auprès de leurs fournisseurs au Rwanda pour obtenir des légumes, de la viande, des patates douces et d’autres marchandises. Ces produits sont ensuite envoyés par l’intermédiaire de personnes chargées de récupérer l’argent collecté en groupe auprès de dix à quinze femmes avant de revenir avec les marchandises.
Selon ces commerçantes, cette méthode complique fortement leur travail et réduit considérablement leurs revenus déjà fragilisés. Elles dénoncent également une inégalité dans l’application des mesures, affirmant qu’aucun Congolais n’est autorisé à traverser officiellement la frontière, alors que certaines personnes provenant du pays voisin traverseraient clandestinement la rivière Ruzizi pour entrer en RDC.
Ces femmes demandent ainsi aux autorités et aux services habilités de penser davantage aux familles vulnérables affectées par cette situation sanitaire et économique.
Rappelons que cela fait déjà deux semaines que les autorités ont décidé de fermer les frontières de Ruzizi après l’annonce des cas de la maladie à virus Ebola dans la zone de santé de Miti-Murhesa ainsi que plusieurs cas suspects dont les échantillons ont été envoyés à l’INRB de Goma pour analyse.
Florence Zawadi