Droit du travail, l’appel du maire de la ville de Bukavu Nicolas Kyalangalilwa aux conducteurs de taxis et taxis-bus visant à limiter le nombre de passagers et à se munir de gel hydroalcoolique afin de prévenir la propagation de la maladie à virus Ebola semble être ignoré par plusieurs conducteurs de transport commun.

Cette mesure prise par l’autorité urbaine pour freiner la propagation de l’épidémie d’Ebola se heurte à la résistance des conducteurs, qui dénoncent les conséquences économiques qu’elle pourrait engendrer sur leurs activités quotidiennes.

Rencontrés par la rédaction de la RTDH ce lundi 25 mai 2026, plusieurs conducteurs expliquent que réduire le nombre de passagers par véhicule entraînerait une baisse de leurs recettes journalières. Selon eux, cette décision risque de fragiliser davantage leur situation économique déjà précaire.

Pour faire face à cette contrainte, les conducteurs de la ville estiment qu’un réajustement du tarif du transport devrait être envisagé. Ils proposent ainsi que le prix de la course passe de 1 000 à 2 000 francs congolais afin de compenser les pertes liées à la réduction du nombre de passagers.

Une éventuelle hausse qui inquiète cependant plusieurs habitants de Bukavu, fortement dépendants des taxis et taxis-bus pour leurs déplacements quotidiens à travers la ville.
Nos sources justifient leur refus d’appliquer l’ordre du maire par une logique économique, moins de passagers signifie également moins de revenus journaliers, sauf si le coût du trajet est revu à la hausse.

Mireine Nyota

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