Droit à la libre circulation : Hausse du prix du transport en commun à Bukavu.

À Bukavu, le prix du transport en commun a fortement augmenté ces derniers jours, passant notamment de 500 à 1 000 francs congolais pour le trajet Vamaro–Essence, en raison de la hausse du prix du carburant. Cette situation, observée dans toute la ville, affecte à la fois les chauffeurs et les passagers, contraints de s’adapter à cette nouvelle réalité.

Cette augmentation du carburant impacte directement le secteur du transport en commun, avec des répercussions visibles sur les conditions de travail des conducteurs et le pouvoir d’achat des usagers.

Interrogé, un chauffeur de bus affirme avoir constaté cette hausse de manière brusque : « Je me suis réveillé un matin et, en arrivant à la station, j’ai remarqué que le prix du carburant avait augmenté. » Malgré cela, il indique ne pas observer une baisse significative du nombre de passagers, ces derniers semblant s’adapter.

En revanche, un conducteur de taxi évoque des difficultés croissantes. Avant cette hausse, il transportait en moyenne six clients par course. Aujourd’hui, malgré le nouveau tarif de 1 000 francs, il ne transporte plus que quatre personnes. « Les clients se font rares », déplore-t-il, soulignant que cette situation complique davantage son travail.

Du côté des conducteurs de moto-tricycles Bajaj, les conséquences sont également notables. L’un d’eux affirme avoir du mal à atteindre sa recette journalière, malgré ses efforts pour continuer à subvenir aux besoins de sa famille.

Il souligne toutefois que les clients continuent à recourir au transport par nécessité : « Ils sont obligés d’aller travailler, donc ils n’ont pas le choix, peu importe le prix. » Il appelle également les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour faire baisser le prix du carburant.

Les passagers, quant à eux, expriment leur mécontentement face à cette hausse. Certains affirment ne plus disposer de moyens suffisants pour payer les nouveaux tarifs et se voient contraints de parcourir une partie du trajet à pied avant d’emprunter un véhicule.

D’autres, bien qu’ayant les moyens, dénoncent une augmentation qu’ils jugent excessive.
Cette situation met en lumière les difficultés économiques auxquelles fait face la population de Bukavu et relance le débat sur la régulation du prix du carburant ainsi que sur ses impacts dans la vie quotidienne des habitants.

Michael Kaseko

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