La ville de Bukavu a clôturé ce dimanche 5 avril 2026 le mois vert au cours de l’émission « Paix et Développement » produite à la Radio Maendeleo. Cette émission spéciale a réuni plusieurs acteurs engagés dans la protection de l’environnement, notamment le représentant de la coopération suisse, des universités, des médias et des artistes locaux.
Conduite par le journaliste présentateur Expédit Kyalu, l’émission est revenu sur les principales activités menées durant ce mois consacré à la sensibilisation de la population sur les enjeux environnementaux.
Selon Expédit Kyalu, le directeur de la DDC, Thomas Jenatsch, nourrit l’ambition de voir Bukavu devenir une ville plus verte, débarrassée des déchets plastiques. Il a indiqué que plus de 2 500 arbres ont été plantés dans plusieurs quartiers de la ville dans le cadre du mois vert.
L’objectif principal de cette campagne était de sensibiliser les habitants de Bukavu à la protection de l’environnement, à la lutte contre la pollution de l’air et du lac Kivu, mais aussi à la prévention des éboulements causés par les constructions anarchiques. Les défis liés à la gestion des déchets et à la préservation des espaces verts ont également été au centre des échanges.
Prenant la parole au nom de la coopération suisse DDC, Deo Bashi s’est réjoui des premiers résultats enregistrés durant ce mois de sensibilisation. Selon lui, l’objectif de conscientiser la population sur la protection de l’environnement commence déjà à porter ses fruits.
» _Nous constatons qu’il y a une réelle prise de conscience. Le changement est un processus long, mais les habitants de Bukavu ont manifesté leur volonté de protéger leur environnement. « _
Pour Deo Bashi, même si les défis restent nombreux, les habitants ont montré leur intérêt à poursuivre les actions de sensibilisation afin de changer durablement les habitudes qui nuisent à l’environnement.
De son côté, Pascal Masilya, représentant du bloc universitaire du mois vert, a rappelé que quatre institutions universitaires ont été impliquées dans cette initiative, à savoir l’UOB, l’UCB, l’UEA et l’ISP/Bukavu.
Dans ce cadre, cinq conférences scientifiques ont été organisées dans ces universités. Des activités de sensibilisation ont également été menées dans des écoles, notamment au Lycée Wima dans la commune de Kadutu et à l’antenne d’Ibanda.
Ces séances visaient à susciter une nouvelle mentalité aux jeunes sur la protection de l’environnement, la lutte contre la pollution du lac Kivu, la prévention des érosions ainsi que les techniques de gestion des déchets et d’assainissement de la ville.
Pascal Masilya a également indiqué que plusieurs recommandations formulées durant ces activités ont été prises en compte par les autorités locales. Parmi elles figure notamment la demande d’installation de poubelles publiques dans plusieurs espaces publics de la ville.
Pour sa part, Sylvie Nabintu, point focal du mois vert et représentante du bloc médias, a affirmé que plus de cinquante millions de personnes ont été sensibilisées à travers les différentes activités menées à Bukavu et au-delà.
Elle a expliqué que le bloc médias avait pour mission de diffuser largement les messages de sensibilisation produits par les partenaires, les universités et les écoles.
Vingt médias ont ainsi été mobilisés pour produire des reportages, des émissions, des articles et des messages de sensibilisation sur la lutte contre la pollution de l’environnement.
Selon Sylvie Nabintu, l’accent a été particulièrement mis sur la réduction de l’utilisation des déchets plastiques, responsables de la pollution de l’environnement et du lac Kivu.
Plusieurs organisations ainsi que des artistes engagés dans la lutte contre la pollution de l’air, la protection du lac Kivu et la préservation de l’environnement ont également participé à cette émission spéciale de clôture du mois vert.
A travers cette initiative, les organisateurs espèrent maintenir la dynamique de sensibilisation afin que chaque habitant de Bukavu contribue, à son niveau, à rendre la ville plus propre, plus verte et plus respectueuse de l’environnement.
Thérèse Bulangi