Les femmes journalistes doivent utiliser le micro comme un outil de leur développement socio-économique. C’est autour de ce message que les femmes journalistes de l’AJDH/RTDH ont clôturé le mois de la femme, ce vendredi 3 avril 2026.
Cette activité a réuni plusieurs femmes journalistes issues de différentes radios, autour d’échanges axés sur leur épanouissement professionnel et personnel.
Dans son intervention, Florence Zawadi, modératrice de l’activité, a rappelé l’importance pour les femmes journalistes de se soutenir mutuellement et de faire de leur métier un véritable moyen de promotion personnelle et collective.
Elle a encouragé les participantes à croire en leurs capacités, à produire des contenus de qualité et à ne jamais se sous-estimer dans les rédactions.
Prenant la parole, Mariamu Solange, coordinatrice de l’AJDH, a appelé les femmes des médias à mieux exercer leur métier, sans céder aux pressions ou aux abus de certaines personnes.
Elle a insisté sur la nécessité pour les femmes journalistes de toujours dénoncer les cas de violation, de harcèlement ou d’abus dont elles peuvent être victimes dans l’exercice de leur profession.
« Nous demandons également à nos rédactions respectives de valoriser les femmes en leur confiant les mêmes tâches que celles réalisées par les hommes, car elles sont aussi capables de les accomplir « _
De son côté, Natacha Mingu Andrea, journaliste à Radio Télévision Ngoma ya Kivu RTNK, a encouragé les femmes journalistes à se distinguer par la qualité de leurs productions.
Selon elle, les professionnelles des médias doivent avoir le courage de dénoncer toute forme d’abus, que ce soit dans leurs maisons de presse ou ailleurs.
Pour Andréa Natacha Minguu , le journalisme est un métier noble qui peut offrir de réelles opportunités aux femmes, à condition qu’elles aient conscience de leur valeur et qu’elles s’investissent pleinement dans leur travail.
Au cours de ces échanges avec d’autres consœurs, plusieurs recommandations ont été formulées. Parmi elles figurent notamment la création d’un groupe d’échange entre femmes journalistes afin de leur permettre de parler librement de leurs difficultés, de dénoncer les abus et de rechercher ensemble des solutions.
Les participantes ont également recommandé la création d’espaces dans les médias pour produire davantage d’émissions consacrées aux préoccupations des femmes journalistes et à leur développement.
À travers cette clôture du mois de la femme, les participantes ont réaffirmé leur volonté de faire du journalisme un véritable outil d’autonomisation et de promotion de la femme.
Thérèse Bulangi