Droit au repos éternel. Le silence des autorités face au décès du maire adjoint de Kamituga dénoncé comme marginalisation par le peuple Lega.

À Kamituga au Sud-Kivu le décès d’Alexandre Ngandu Kamundala, maire-adjoint de la ville de Kamituga et ressortissant du territoire de Mwenga, suscite une vive émotion au sein des Ba-Lega. Ces derniers s’interrogent sur le pourquoi du silence assourdissant des autorités au niveau tant national et provincial.

Mort récemment alors qu’il occupait encore la fonction de Maire-adjoint, cet ancien administrateur de territoire et enseignant d’université ne fait l’objet d’aucun communiqué officiel du gouvernement central ni du gouvernement provincial. Une situation que plusieurs membres de sa communauté qualifient de mépris institutionnel.

Selon plusieurs voix issues des rangs Lega, ce silence serait révélateur d’un malaise plus profond.
Certains leaders communautaires évoquent une absence de reconnaissance politique et administrative envers les cadres Lega depuis l’arrivée au pouvoir du président Félix Tshisekedi. Ils dénoncent notamment une faible représentation dans les instances de gestion, ainsi qu’un manque de projets de développement dans les territoires majoritairement habités par cette communauté.

Alexandre Ngandu Kamundala est décrit par ses proches comme un serviteur de l’État dévoué, ayant exercé comme administrateur de territoire dans plusieurs provinces du pays avant d’enseigner à l’université, puis d’être nommé maire-adjoint de Kamituga. Pour ses soutiens, son parcours illustre l’engagement des fils et filles de Mwenga dans la construction nationale.

L’absence de réaction officielle après son décès est perçue par certains comme une marque d’indifférence. «Si c’était une autre personnalité issue d’un autre espace, les autorités se seraient exprimées rapidement», estime un notable Lega joint à Kamituga. Ces propos traduisent un sentiment d’injustice et d’humiliation, partagé dans plusieurs cercles communautaires.

Cependant, du côté des autorités, aucune déclaration n’a encore été rendue publique au moment de la rédaction de cet article. Il n’est pas établi s’il s’agit d’un retard administratif, d’un oubli ou d’une décision délibérée de ne pas communiquer officiellement.

Cette situation relance le débat sur la représentativité des communautés locales dans les institutions et sur la nécessité d’une communication officielle équitable lors du décès de personnalités publiques. Au sein du peuple Lega, certains appellent désormais à une prise de conscience collective et à une mobilisation pacifique pour exiger davantage de considération et de respect.

Darius Kitoka.

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